Hommage à Pierre Ponsot (1931-2017)

Elève doué et travailleur, historien éclectique et voyageur comme on pourra le découvrir ici, Pierre Ponsot n’a jamais cessé de s’intéresser à la Bresse. Pour lui rendre hommage, les associations historiques fédérées dans Brixia ont rassemblé les textes qu’il a donnés pour les bulletins de la Société des Amis des Arts et des Sciences de la Bresse louhannaise, de la Société des Amis de l’Instruction de Sagy et Saint-Martin-du-Mont et des Amis du Vieux Romenay. On pourra les retrouver aux côtés d’autres textes portant sur la Bresse, et plus largement sur la Bourgogne, publiés dans des revues locales ou nationales.

PIERRE PONSOT : UNE VIE

Pierre Ponsot est né le 15 juin 1931 à Montpont-en-Bresse, au hameau de Lessot, où ses parents tenaient un commerce de charron-forgeron et épicerie. Fréquentant l’école du lieu-dit, il put ensuite intégrer en octobre 1944 , directement en classe de 5ème, le collège de Louhans où il fut externe surveillé, étant hébergé rue des Bordes par ses grands-parents.Elève travailleur, il obtint le brevet élémentaire en juin 1947, poursuivant avec succès dans le second cycle, qualifié en classe de 1ère d’« excellent élève, très au-dessus du niveau moyen de la première partie du Bac » qu’il obtint sans difficulté avec la mention Assez Bien en juin 1949.C’est en classe de Philo-Lettres qu’il se confirma comme l’un des meilleurs, admis à la seconde partie du baccalauréat avec la mention Assez Bien, dès la première session de juin.

En haut à gauche : Pierre Ponsot. A ses côtés : Marie-Thérèse Petit, Pierre Sorlin. En dessous, de gauche à droite : Roger Buclet, Jacques Petit, Jean Rubin, Jean Ridet, Fernand Laville, Michel Delay, Charles Strauss.Assis : Marie-Louise Philippe, Germaine Bouillot, M. Court (philosophie), M. Reynaud (sciences naturelles et physique), M. Coste (mathématiques), Jeanne Courbe-Michollet, Monique Choulet.

 

Sur les 14 élèves de Philo-Lettres et Math-Elémentaires, 10 obtiennent cette année le baccalauréat et suivront ensuite leur voie. En ce qui concerne Pierre Ponsot et Pierre Sorlin, ce sera l’inscription en hypo-kagne de Lyon dès la rentrée 1950, les deux effectuant une belle carrière d’universitaires, historiens agrégés et titulaires d’un doctorat en la matière. Si Pierre Sorlin s’intéressa aussi particulièrement à l’image , après une thèse consacrée à Waldeck Rouseau, Pierre Ponsot, épris d’exotisme, enseigna au Maroc, puis vécut près de sept ans en Espagne, séjournant également dans plusieurs universités américaines avant de revenir enseigner à Lyon II de 1971 à 1991.Retraité il s’installa avec son épouse Jacqueline à Somméré, hameau de La Roche Vineuse, poursuivant ses recherches sur la Bresse, contribuant généreusement aux revues locales, comme celle des Amis de l’Instruction de Sagy où il retrouva son condisciple et ami Jean Rubin  ou celle des Amis des Arts et des Sciences de la Bresse Louhannaise, participant aux réunions du GRGBB , et utilisant notamment les relevés des registres paroissiaux de Montpont pour ses études du milieu bressan.C’est dans cette décennie (1991-2011) que nous avons souvent communiqué ; je me souviens d’un repas à Somméré où Pierre m’avait convié avec Pierre Sorlin, Marcel Pacaut et nos épouses. En compagnie de ces amis bardés de titres et de références universitaires, le modeste professeur de collège que j’étais se sentait tout petit, même si je pouvais parler en connaissance de cause de généalogie et d’archéologie.C’est aussi en 1991 que la découverte de la Chine et du chinois avait amené Pierre Ponsot à participer à une exposition organisée à Solutré par le Conseil Général de Saône-et-Loire jumelé avec la province chinoise du Henan.  Pierre avait conduit à Louhans deux archéologues chinois et nous étions allés ensemble dans le Jura à Chalain pour une visite guidée par Pierre Pétrequin de sa reconstitution de maisons sur pilotis et du matériel exposé à la Maison du lac, période préhistorique illustrée aussi à Solutré.

Michel Delay

Pierre Ponsot, bibliographie