LE VOYAGE DES AVR A DIGOIN LE 1er SEPTEMBRE 2018

 

Le ciel  bleu et la température juste « à point » ont permis à l’excursion annuelle des AVR de se dérouler dans les meilleures conditions. Le car était complet comme à son habitude.

L’objectif principal de la journée était la visite du MUSEE DE LA CERAMIQUE à Digoin, qui ne comporte pas moins de 14 salles, et notre groupe a dû être scindé en 3 pour que chacun puisse bien voir et entendre les commentaires des guides, bénévoles et amoureux de ce musée qui retrace l’une des activités principales de la ville au cours des siècles.

 

Car la première chose que l’on voit est un four gallo-romain du II° siècle et des vestiges de poterie de cette époque.

Après la guerre de 1870, SARREGUEMINES se trouvant sous domination allemande, le directeur de la faïencerie ouvre une succursale à DIGOIN, qu’il choisit en raison de sa situation géographique (réseau routier, voie ferrée, voies fluviales) et de la proximité des matières premières.

Chaque salle nous révèle les différents façonnages, cuissons et réalisation des décors qui ont évolué au fil des années, l’utilisation des pochoirs, des décalcomanies…

Suivant les modes, nous avons vu des décors floraux, humoristiques, historiques, même une influence « picasso » qui n’aurait pas eu beaucoup de succès. Ce qui nous a touché le plus, c’est de retrouver des souvenirs de notre enfance, l’assiette de la grand-mère, le service de mariage de nos parents, le moulin à café accroché au mur et actionné avec une manivelle ! À une époque où  nous utilisions des produits fabriqués près de chez nous…

Nos guides nous ont même expliqué l’utilisation du « bourdaloue » qui ressemble à une saucière de grande capacité, et en réalité était destiné à soulager les petits besoins des dames contraintes à écouter les interminables sermons d’un jésuite brillant prédicateur…

La faïencerie a également créé de la vaisselle pour l’industrie hôtelière et notamment des grands noms : TROISGROS, BOCUSE…

 

A titre de bon voisinage, une vitrine est consacrée aux FAIENCES DE CHAROLLES.

L’activité continue à DIGOIN, mais les effectifs sont réduits à une soixantaine de personnes.

 

 

Le temps était venu de faire un passage à l’OFFICE DE TOURISME de Digoin, où il nous a été proposé la dégustation d’une spécialité locale : l’EPOGNE AUX LARDONS, une brioche salée, arrosée d’un petit verre de vin blanc de Bourgogne (qui n’est pas loin).

Nous avons apprécié ensuite un excellent repas dans le restaurant du CANALOU, poissons de rivières et magrets d’oie (moins connus que les magrets de canard mais tout aussi savoureux).

Outre la céramique, DIGOIN est intéressante par sa situation géographique, à la rencontre de plusieurs cours d’eaux naturels (Loire, Arroux et Bourbince) et de canaux (jonction du Canal du centre, du canal latéral à la Loire, du canal de Roanne à Digoin)  qui ont fait de cette ville une capitale de la batellerie à toutes les époques.

Dans l’après-midi, nous avons embarqué sur le « VILLE DE DIGOIN » pour une navigation d’une heure trente, tout en douceur (les excès de vitesse ne sont pas autorisés afin de ne pas dégrader les berges) sur le canal latéral à la Loire, avec franchissement d’abord du « pont-canal » construit entre 1832 et 1837, puis de l’écluse n° 1 en direction de l’océan. Cette promenade a été  l’occasion de rencontres avec la faune ailée sur l’eau (canards) et avec de nombreux cyclistes et promeneurs utilisant les voies prévues à cet effet sur les anciennes berges de halage.

Mais il était temps pour nous de regagner la Bresse, et après cette journée bien remplie, je soupçonne certains de s’être un peu assoupis.

Roger DONGUY nous a promis un autre voyage plein d’intérêt pour le 1er samedi de septembre 2019, et le Président Jean NAEGELEN nous a précisé le programme des semaines à venir, avec les journées du Patrimoine les 15 et 16 septembre, le VINCUIT les 12, 13 et 14 octobre, et le repas de cochon le 9 décembre.

Texte et photos : Madeleine Verchère