Romenay et la boule lyonnaise

Cartes, billes, ballons, échecs, quilles, boules et autres jeux obéissent tous à des règles strictes qui lorsqu’elles ne sont plus respectées font dire aux enfants : « c’est plus du jeu ! ».

Affaire sérieuse que le jeu !! pour les enfants,  les amateurs,  les joueurs de haut niveau !

Certains jeux sont devenus disciplines sportives où brillent de grands compétiteurs.

C’est le cas de la boule lyonnaise.

Ce premier des trois chapitres invite à une promenade  à travers le village dans les premières décennies du siècle précédent.

Occasion de croiser quelques familiers, de côtoyer les familles Pauget et Devat, aussi de prendre son temps, pour une visite aux vétérans de Saint Amour dans le Jura, pour une escapade à Cluny,   avant d’émigrer dans l’Ain terre bouliste d’accueil.

Occasion  d’admirer des objets de collection,  d’ assister aux premières rencontres et compétitions, aux  premières performances, de découvrir des talents prometteurs et la vie pas forcément linéaire d’une association.

Les compétitions présentes ici avec déjà quelques titres remportés prendront une place de plus en plus importante dans les deux prochains chapitres.

Il s’agit-là du premier texte des AVR écrit avec le double objectif d’une édition papier sous la forme d’un bulletin exceptionnel et (avec beaucoup de retard!), d’une parution en ligne sur le site de la Fédération BRIXIA, sur le thème retenu du  Sport.

Remerciements à la Présidente Adeline GUILLEMAUT pour sa patience et son indulgence.

Grand merci au narrateur Claude DEVAT, bouliste Romenayou au palmarès exceptionnel qui, en mettant à disposition ses notes, son imposante documentation, ses collections,  nous fait partager sa passion pour la boule lyonnaise et pour Romenay, et réussit à faire revivre une page aussi  intéressante que méconnue de notre village.

Bonne lecture à toutes et à tous

 

  Jean Naëgelen

 

Origine des documents présentés :

Fonds privé d’archives et collections               :  Jocelyne et Claude DEVAT

Fonds photographique  BONNET-MEUNIER :  AVR

document  la Puce qui R’nifle :                        :  René PERNET

Photos couleurs                                                 :  Jean NAËGELEN

                           

 

 Romenay, un bourg très animé au début du XXème siècle 

  En ce temps-là, Romenay comptait plus de trois mille habitants, était desservi par la ligne de  chemin de fer PLM – fermée en 1952 – et le service des cars Citroën des lignes Châlon-Bourg / Bourg-Châlon, qui faisaient étape devant le Restaurant Moderne.

Le vendredi matin, cohue aux foires et aux marchés ! parfois plusieurs milliers de personnes qui disposaient sur place de sept hôtels–restaurants.

 

 Et plus tardivement, sur la route nationale 75, dite route Napoléon ou route des Alpes :

  Le bar – restaurant La Puce qui R’nifle, en 1930 à « Prognat »    famille Meunier, Bécasset

                                                               

 

                                                                     Le pub-bar-restaurant en 1949, aux « Barres », La Maillardière  familles Maillard, Hannecart

 

 Le restaurant la Maison du Poulet  en 1962 – famille Gremaux

 

             et 25 cafés-bistrots qui pour la plupart vivaient sur la seule journée du vendredi.

       Rue du moulin, l’un des 25 bistrots

  Hippolyte Pauget, casquette et cravate, sur son vélo.

 

Au marché une centaine de forains affairés et un gros  commerce de produits fermiers : marché aux veaux, jusqu’à 300 têtes, celui des petits cochons, celui du beurre et des œufs, celui des volailles, avec pour chacun sa place dédiée. Chaque quinzaine foire aux gros bovins.

 

Pour un  déroulement serein de ces  foires et marchés où l’on trinquait plus que de raison, comme pour celui des fêtes foraines, foires commerciales, congrès, fêtes de la musique, manifestations sportives etc, à l’instar de Clochemerle, des pissoirs en plein air pour parer au plus pressé, une bonne quinzaine, judicieusement placés, par exemple à l’aplomb des fenêtres de l’hôtel du Lyon d’Or et de la porte d’occident et aussi, pour le plus grand soulagement des uns et des autres, des WC publics derrière le monument aux morts.

     Au bistrot François LEVET et « Mauri » THENET tapent le carton avec leurs acolytes.

En ce début de XXème siècle, aux abords des cafés, bistrots, hôtels-restaurants, régnaient encore des jeux de quilles, jeux à trois, sept ou neuf quilles qu’il s’agissait de culbuter avec des boulets en fonte pesant pas moins de deux kilos et demi, trois, voire cinq kilos.

Dans les années cinquante, au café de la Gare chez madame BADOUX, deux jeux, l’un à trois quilles, implanté dans le sens nord-sud contre l’habitation de Jean Morel, l’autre à sept ou neuf quilles, dans le passage situé derrière l’établissement, étaient mis à disposition de la clientèle.

On pouvait aussi jouer sur un jeu à neuf quilles installé devant le lavoir municipal, dans le prolongement du tennis actuel, de même sur celui qui longeait les entrepôts BADOUX dans le sens est-ouest. L’existence d’un autre jeu est évoquée le long de la terrasse de l’hôtel de la Couronne.

Des bistrots de hameaux ont aussi proposé des jeux de quilles, ce fut le cas à Grange et à la Rippe des Monts.

Jeu de quilles en face du lavoir, 1937.

Pourtant vers 1912, apparus croit-on derrière le moulin VOISIN, près de la future salle des fêtes BONTOUX, les deux premiers jeux de boules lyonnaises signaient  à Romenay l’arrivée d’une redoutable concurrente  pour le jeu de quilles.

Jeux de boules à l’arrière d’un bistrot, scène typique du début du 20ème siècle 

(doc. ni situé ni daté) Fanny pointait déjà le bout de son nez

 

Comme le montre la publicité en lettres peintes toujours visible sur le mur nord de l’ancien café- patisserie

PAUGET, l’ancien jeu et le nouveau ont coexisté pendant quelques années.

 

  La boule à Lyon vers 1900

 

Comme son nom l’indique la boule lyonnaise est née dans l’enceinte de la ville de Lyon.

Son origine date des années 1894-1899. Le tout premier règlement du jeu écrit au café BUISSON, Place de l’Hôpital, remonterait au 31 mars 1894.

A la grande époque 1900-1914, Lyon comptait 400 sociétés de boules et plus de 4500 jeux. Dans la seule agglomération de Villeurbanne, une centaine de sociétés et plus de 800 jeux ! Un autre monde lorsque l’on voit ce qu’il en reste en ce début de troisième millénaire.

Avant 1914 et entre les deux guerres, organiser, jouer ou regarder un concours de boules, c’était participer à une réunion où le jeu de  boules côtoyait kermesses, concerts, défilés et fanfares. C’était aussi jouir de la gastronomie.

Le diamètre des boules admises, ferrées ou non, pouvait varier de 97 à 134 mm. A l’époque, le but, d’un diamètre de 35 à 40 mm, pouvait  également être ferré.

Le premier championnat de France s’est déroulé à Lyon, place Bellecour les 15, 16 et 17 juin 1900.

3ème concours de boules du PROGRES de Lyon, 1902. 

 

                                                 La boule lyonnaise devient une véritable institution 

Pendant la période 1914-1918, cinq nouveaux jeux apparaissent à Romenay, trois sur la place du château de la Serve, à proximité de l’Hôtel de la Couronne, et deux vers la gare PLM,  proches de l’hôtel-buffet de la Gare, au pied de la croix en pierre qui existe encore.

A partir de 1930,  Hippolyte PAUGET crée un clos de deux jeux au lieu-dit « Charrière des Badez », dans la cour de son restaurant-café-pâtisserie. De l’autre côté de son établissement un jeu est tracé sur l’emplacement d’une ancienne serve (mare), devenu depuis la place de la Forge.

                       

Charrière des Badez. Mme Buisson, Hippolyte et                                    Entraînement place de la Forge

Raymonde Pauget, Marcel Buisson, Mme Mälzer.

 

 

            Concours de Pentecôte et fête de la Gare

 

Sans oublier les nombreux jeux improvisés au travers des ruelles du village, ou sur la place du monument aux morts, comme lors du tout nouveau concours du lundi de Pentecôte ( jour du célèbre concours de lyonnaise de Bellecour), seul concours de trente deux quadrettes dans tout le département de Saône et Loire !

Fête de la Gare avec bal monté, concert de l’harmonie municipale, manèges, les dimanche et lundi de Pentecôte ! L’hôtel-restaurant BADOUX-PÉPIN débordait de clientèle.

Harmonie Municipale devant le bal monté – Fête de la Gare vers 1960 – Jules PONT à la baguette

 

Dans la plupart des villages, la partie de boules deviendra une véritable institution. Lieu de rencontre conviviale, de détente, d’échanges amicaux etc, répondant pour beaucoup à un besoin quotidien de se retrouver, avec les innombrables « canons », au nom de l’amitié.

Ce fut le cas à Saint Amour (Jura) où mon grand-père maternel Jules LIEB, percepteur au dit lieu après avoir été Trésorier Payeur Général à la TG de Bourg-en-Bresse sera à l’initiative vers 1930 de la création de la société des Amis de la Fanny de Saint Amour, siège social au Buffet de la Gare.

  Jules LIEB debout à droite, chemise blanche et bretelles

 Les Amis de la Fanny de Saint Amour

                                                                    Jules Lieb avant dernier debout à droite,  avec ses amis rescapés de l’enfer de la Grande Guerre

On commençait à jouer aux boules au sortir de l’hiver, vers Pâques en général, jusqu’aux derniers jours de l’automne si le temps le permettait.

 A chacun ses attitudes, son style, ses tics…                           Extrait du Progrès Illustré, vers 1900.

 

Les concurrentes françaises de la boule lyonnaise

 

Il existait d’autres disciplines sportives boulistes, comme dans le midi de la France la boule Provençale qui tenait à la fois de la Lyonnaise et de la pétanque, la boule de Fort en Mayenne, la boule Bretonne, la boule de Flandre, la boule sur gazon.

Quant aux créations de sociétés de boules, elles ne cessaient  de se multiplier.

 

         La boule lyonnaise en bois ou cloutée devenue objet de collection

 

 

  1. Première qualification de Romenayous aux championnats de France 

A Romenay, les terrains de boules lyonnaises s’étaient multipliés certes, mais jusqu’à la fin de la guerre 39-45, rien de bien structuré.

 

En 1944 les championnats de France de boules à Bordeaux seront annulés à cause de la guerre.

Reprise en 1945, toujours à Bordeaux. Une équipe de Romenay se qualifiera en Promotion. Ce sera la première fois qu’une équipe bouliste de Romenay,  Marcel BUISSON, Maurice CLERC, Bébert MEUNIER, Georges BOCHARD, participera aux championnats de France .

                                          BOBOCHE et les Soviets :

Georges BOCHARD venait de passer cinq années de captivité en Allemagne, à Berlin, chez un capitaine SS bijoutier-horloger, ce qui lui avait valu d’assister à l’arrivée des Russes à Berlin qui,  bourrés d’alcool de combat, tuaient et violaient tout sur leur passage. Après un tel enfer, quelle joie, quel bonheur de se retrouver en France, (depuis quelques semaines seulement !), et d’aller disputer le championnat de France de boules à Bordeaux ! c’était formidable ! Et en vérité ce fut plus une belle sortie qu’une belle compétition.

 

1947-1948. Création officielle de la société bouliste de Romenay 

 

En 1947-1948, La Boule Joyeuse de Romenay est née officiellement avec création d’un Conseil d’Administration, d’un Bureau, d’un Siège Social au café-restaurant-patisserie Hippolyte PAUGET.

 

 Debout: Henri Voisin, Marius Thenet, Marcel Bonot, Mr Binet

Assis : Mr Lacroix, Mr Thomas, Hippolyte Pauget(Président),Gaby Morin, Maurice Clerc

 

  1. Les championnats départementaux qualificatifs au championnat de France 

 

En 1950 la Boule Joyeuse de Romenay, sous la responsabilité du Comité Bouliste Départemental a organisé pour la première fois les championnats de Saône-et-Loire de boules lyonnaises,  qualificatifs pour le championnat de France de Châlon-sur-Saône.

Les jeux avaient été organisés sur la place du monument aux morts, en face des cafés David, Roque, Voisin et Alice Devat, et sur la place du marché au beurre et des coquetiers, pour les Cadets et Juniors. La salle de répétition de l’harmonie municipale fut mobilisée à cette unique occasion pour le tirage des parties des différentes catégories (Honneur, Promotion, Juniors, Cadets).

Premier championnat de Saône-et-Loire qualificatif aux championnats de France

 

 

 

                                   Années cinquante. Du côté des boulistes Clunysois et Mâconnais

 

En 1952 eut lieu le 26ème championnat de France de boules à Béziers. C’est l’année où mon père Georges DEVAT, de Romenay, qui avait émigré à Cluny depuis quelques années pour raisons professionnelles, se qualifiera pour les championnats de France Promotion, avec trois clunysois : Armand PACCOUD originaire de St Jean sur Reyssouze, le père ROLLAND, et Roger GUILLET. C’était la première fois qu’une équipe bouliste de Cluny participait au championnat de France.

Le Président du Comité bouliste de Saône-et -Loire, Mr DUFOUR, qui avait une certaine sympathie pour les Clunysois, leur prêta  pour l’occasion la villa qu’il possédait du côté de Béziers, à Valras Plage, je crois.

Comme cela se passe souvent lorsque vous avez un peu émergé, des sollicitations eurent lieu. L’ex maire de Cluny, Marcel GOBET souhaita faire quelques concours de doublettes avec Geo DEVAT. Tireurs tous les deux, ils pouvaient se relayer.

Georges DEVAT tireur à Cluny en 1952

 

Des Mâconnais aussi se manifestèrent, notamment Henri GRAND et DUMI du rugby club mâconnais, pour jouer le grand prix de Paray le Monial, de même Louis BILLARD et Dédé GOISBAULT, (meilleure doublette de Bourgogne),  qui évoluaient en  Excellence, en compagnie de Charles PÉTRÉ avec sa SIMCA 8, fils d’un épicier en gros à Cluny, voisin de Georges Devat, pour aller disputer en quadrette  toutes catégories confondues le Grand Prix de la ville de Gex.

Il y eut aussi la fameuse doublette gagnante du Grand Prix de Cluny qui arrosa sans modération l’événement.  En chantant Les Gaulois sont dans la plaine, l’un portant la coupe, l’autre le traditionnel bouquet de fleurs, vers une heure du matin Georges DEVAT et son beau-père Jules LIEB rentrèrent pleins d’entrain à la maison.

Au réveil mon père cherchait son bouquet! Introuvable ! Et puis l’idée lui vint de regarder dans la poubelle. Eh bien, il s’y trouvait ! Ambiance plutôt tendue !…

En 1956-1957, contre toute attente, à Romenay, sur un jeu de secours totalement improvisé, devant l’atelier de sabotier de Marius THENET, lieu de passage des automobiles…, avec goudron par-ci, par-là et nids de poules, la partie fut remportée par les Romenayous contre la quadrette  de Bourg-en-Bresse : Gaston PERRAUD, CHAMBARD, Jeannot MARILLER, et HUGONNET, demi-finalistes de Bellecour en Excellence !

 

  1. Année de la disparition d’Hippolyte PAUGET.

          Equipe BOCHARD qualifiée aux championnats de France à Toulouse, en Promotion.

Les Romenayous qualifiés de 1958 :

André Bessard, Georges Bochard, Paul Pauget, Maxime Berthillier, (avec au centre de la photo le Président Hippolyte Pauget).

 

Situation un peu particulière en 1959 ! personne ne semblait vouloir disputer des qualif’s. Mon oncle Marius THENET qui s’entraînait dès sept heures trente quelques matins chaque semaine avant d’aller fabriquer des sabots,  sera sollicité   par les Montponnais de Pépette CHARPY ( Pépette CHARPY T2 Marius THENET T1 excellent tireur, Jean CANNARD P2 et VOISIN P1  ). Ils remporteront le championnat de Saône et Loire et se qualifieront, pour le championnat de France à Grenoble. (T1 : Tireur en premier, T2 : Tireur en second, P1 : pointeur en premier etc…)

Ainsi l’oncle Marius THENET et le neveu Claude DEVAT, l’un en  Saône et Loire, l’autre dans l’Ain, se retrouvaient tous deux  qualifiés pour ces championnats de France 1959 à Grenoble! cependant, cette compétition débutant un vendredi matin, jour de marché à Romenay, mon oncle fut contraint par son père, Marius THENET lui aussi, de décliner sa qualification en Promotion.

  1. Champions de l’Ain Cadets-Juniors :

            Guichardant, Devat, Fourrier, Goddet

 

Alors que je pratiquais régulièrement les boules à la maison PAUGET, classé dans la catégorie Cadets-Juniors,  sans co-équipiers à Romenay, je fus sollicité par les joueurs de Montrevel-en-Bresse pour composer avec Philippe GUICHARDANT, Richard FOURRIER dit Naïs et Dolph GODDET, une équipe constituée de quatre tireurs.

Nous avons remporté le championnat de l’Ain qualificatif pour le championnat de France, à la Jeunesse Laïque de Bourg, rue Charles Robin.

Le Progrès

Dès les premières parties disputées et les scores sans appel, nous sommes devenus les grands favoris des Championnats de France à Grenoble. Seulement voilà ! à la surprise générale nous devions nous faire étendre en 8èmede finale ! Ce sont les sous-champions de l’Ain, nos adversaires de la finale de Bourg-en-Bresse qui remportèrent le championnat de France : Dédé GODIN, Lulu FINILLI, Fred CALARD, J.Bernard BELLANTAN,  très belle équipe qui avait déjà joué les demi- finales de Bellecour, alors que nous avions disputé les huitièmes de finale Cours de Verdun, en face de la Brasserie Georges, et les quarts de finale le lundi, place Bellecour.

 Bellecour 1959 : Fourrier, Devat, Goddet, Guichardant

 

Un jeudi, veille des championnats de France 1960 à Mâcon, nous avons disputé une partie amicale au clos PAUGET à Romenay, contre les futurs champions de France venus de Nyons, évoluant dans la catégorie Honneur très relevée, logés à cette occasion au Restaurant Moderne tenu par Geo DEVAT.

RIVIÈRE et LOCATELLI deviendraient des « terreurs » dans la catégorie Excellence, surtout Jacky RIVIERE qui évoluera avec Bernard CHEVIET, numéro un Français durant plusieurs années.

C’est cette même année 1960 que disparut mon oncle Marius THENET à l’âge de 47 ans. Un challenge portant son nom fut créé l’année suivante. Beau sportif, il avait été aussi un joueur de football talentueux, magnifique ailier gauche chez les Grands Amateurs de Louhans, tellement gentil, même sur le terrain de foot, qu’il était devenu le souffre douleur de Bernard MOREY de Cuiseaux.

 

 Le concours de Pentecôte à Romenay au début des années soixante 

                                          Le challenge Marius THENET                                                                                                     

 

Celui de 1961 fut remporté par l’équipe BOCHARD du dit lieu : Georges BOCHARD, Paul PAUGET, Maxime BERTHILLIER, Claude  DEVAT.

Victoire renouvelée en 1962,  avec Kikiss BERTHILLIER qui remplace Paul PAUGET.

En 1963 l’équipe composée de Georges BOCHARD, Jujules BERTHILLIER, Paul PAUGET, Claude  DEVAT, perd en finale contre l’équipe DESGEORGES- GOLLIN de Macôn.

En 1964 les Châlonnais DESPLACES, CUSEY, GARRAUD et ?, joueurs d’Excellence l’emportent. Ils avaient rencontré dès la première partie, sur la place du marché au beurre l’équipe de Romenay :

Georges BOCHARD, Henri VOISIN, Gaby MORIN et Claude DEVAT. Le challenge Marius THENET prit la destination de Châlon sur Saône, place Mathias, au bar-café de la Boule d’Or où il devait rester de 1964 à 1972.

 

La Boule Joyeuse de Romenay dans les années 1964-1965 

 

À cette époque le siège social de la société se situait Charrière des Badez, à la Maison PAUGET, patisserie-café, tél n° 10, tenue par Hippolyte et son fils Paul, proposant boulodrome, jeu de quilles, billard, ceci jusqu’ au moment où la construction d’ un laboratoire de pâtisserie amena l’amputation des 2 jeux de boules du clos, outre la perte du siège social, du Président et de quelques joueurs ! Ça faisait beaucoup !

À l’initiative de Georges DEVAT de l’Hôtel Restaurant Moderne, tél n°20, des propositions furent avancées pour sauvegarder la société privée de ses jeux de boules : construction, avec l’accord de la Municipalité d’un jeu sur la place du marché au beurre, au pied de la tour des pompiers, et après l’intervention du maire Charles GUILLOT, d’un bureau de transition, sous la Présidence inédite de François DESGRANGES, accompagné de Jacky FERRAND secrétaire, Maurice RAFFIN dit Fino trésorier, avec la participation de  Mr PALANQUE, garde-champêtre, qui disparaîtra en 1966.

 Place du marché au  beurre 1966

Jacky Colin, Georges Devat, Mr Palanque à la mesure, Claude Créniau, Mr Prince, Daniel Péchoux, Claude Devat

 

En plus d’avoir sauvé la société bouliste, ces néophytes (certains comme François et Fino n’avaient jamais joué aux boules), réalisèrent des résultats tout à fait prometteurs dans les concours régionaux :

– 1er concours, à Louhans :                 finaliste équipe François DESGRANGES.

– 2ème concours, à Cuiseaux : équipe François DESGRANGES demi-finaliste, au grand étonnement de ses membres.

– Ėliminatoires à Palinges : une équipe ( André CHARPY et Raymond PERRIN de Montpont, Mr PALANQUE et Claude DEVAT), perd à la partie qualificative aux championnats de France.

Au cours de cette saison, la quadrette insolite Jacky FERRAND T1, François DESGRANGES P1, Maurice RAFFIN P2 et Mr PALANQUE T2, disputa, et gagna allègrement! une finale de quadrettes à Feillens, contre une équipe d’Attignat dans laquelle évoluaient le Romenayou Georges BOCHARD dit Boboche, son frère Charlot, PIROUX et Toto BIELER d’Attignat.

Néanmoins la reconstitution de la société la Boule Joyeuse de Romenay, relevée avec un certain panache, sera éphémère. Organisée au café des Sports de l’époque, chez PANNETIER, dans le but de trouver un nouveau siège social, une réunion qui regroupa quelques dizaines de personnes prit une tournure imprévue. On ne sait pourquoi  les nouveaux dirigeants de la Boule Joyeuse n’apprécièrent pas les qualificatifs de « pauvres »,  « fainéants » et autres compliments qui leur furent adressés Explosion verbale des impétrant, démissions successives, et en conclusion mise en sommeil de la société de 1966 à 1973.                              

  1. Emigration à St Trivier-de-Courtes

 

Dans ces circonstances, Jacky FERRAND et moi-même n’eûmes d’autre choix en 1966, que d’émigrer à la société bouliste Les Amis de la Fanny de Saint Trivier-de-Courtes, dont Gilbert MAZUY dit Gibout, natif de Romenay, conscrit de Jacky, était  le tout nouveau Président.

Nous fûmes licenciés en Promotion (future 4ème division).

Très beaux résultats en cette année 1966 pour les Amis de la Fanny, dont trois sociétaires disputèrent les finales du championnat de l’Ain de Tête à Tête à Lagnieu, alors temple des boules avec Ambérieu en Bugey.

Auparavant  s’étaient disputées deux qualifications, d’abord à Saint-Trivier-de-Courtes puis dans le cadre du Groupement à Attignat – Montrevel. En catégorie Cadets, Ninos PACQUELET dit le Grec  et Joël GUILLERMIN fils de ma cousine Gilberte COLIN chutent, le premier en demi-finale, le second en finale, contre le futur très grand joueur régional Pierre BOFFELI de Lagnieu.

 

  1. Claude DEVAT champion de l’Ain en Tête à Tête toutes catégories

 

Licencié en Promotion à St Trivier-de-Courtes, je rencontrai, en finale adultes toutes catégories (Promotion-Honneur-Excellence!), Lucien BROYER de St Trivier-sur- Moignans, grand spécialiste du Tête à Tête,  coutumier à l’époque des parties intéressées jouées sur le marché lyonnais… et l’emportai !  Le Président  Gibout, si heureux de tels résultats, ne put retenir quelques larmes.

 

Photo souvenir du Tournoi en Tête à Tête de Lagnieu 1966

Gilbert Mazuy Président, Ninos Pacquelet et Joël Guillermin demi-finaliste et finaliste Cadets.                   Claude Devat vainqueur toutes catégories et Mr Guillermin sociétaire supporter.

 

FANNY honorée et  quelques noms de licenciés  

 

 FANNY honorée par les Cadets-Juniors de Romenay :

Au sortir de la dernière guerre une équipe de Cadets-Juniors ( Jacques MEUNIER, Gaby MORIN, Paul PAUGET, Lili JACQUET de Cuisery),  installée sur le plateau du camion C4 du manager chauffeur Hippolyte PAUGET, fit le voyage à Châlon-sur-Saône pour y disputer une rencontre régionale qualificative pour le Championnat National à Nice.

13 – 0   Le matin contre Héricourt.

 /      A midi gueuleton bien arrosé chez RAVEAU.

0  – 13  L’après-midi contre ?.

Non FANNY ce jour-là n’eut pas à se plaindre des Romenayous !…

 

Les licenciés de 1965

 Deux  équipes de jeunes Romenayous en 1948 ou  1949      au Championnat de Saône et Loire à Romenay 

               

 Juniors : Gaby MORIN, René PERNET, Georges BADOUX,  Michel COPINET.

 

Cadets : Paul PAUGET, Jacques MEUNIER, Lili JACQUET,  Roger GUDEFIN.

 

Claude Devat et Jean Naëgelen 

 

            Suite au prochain numéro     ●     ●