LE VOYAGE DES AMIS DU VIEUX ROMENAY à ANNONAY le 7 SEPTEMBRE 2019

 Il faisait encore nuit lorsque le car, complet comme à son habitude, a quitté ROMENAY en direction de la ville d’ANNONAY (Ardèche).

 

Nous avons commencé ponctuellement à 9 H 30 la visite de l’ESPACE MUSEAL DE LA TANNERIE PARCHEMINERIE DUMAS, qui a été une découverte pour sans doute la plupart d’entre nous. Longtemps l’une des  principales activités de la ville d’ANNONAY était constituée par les tanneries installées au bord de la rivière. Plus de 2000 personnes étaient employées.

En 1926, Marcel DUMAS, tanneur, décide de créer une entreprise de PARCHEMINERIE principalement destinée à l’orthopédie (suites aux blessures infligées par la guerre de 14/18) et aux luminaires. En 1954, lui succède son fils André DUMAS, surnommé localement «DUMAS peau de tambour » car il est le fournisseur exclusif de la Garde Républicaine et recherché par les musiciens percussionnistes du monde entier.

 

 

Le petit fils, Frédéric DUMAS, et sa femme, nous guident pour la visite.

Tout d’abord une projection nous montrant le travail de la parcheminerie, puisque l’espace muséal comporte l’activité actuelle à destination des industries de luxe (VUITTON…), des calligraphes, des relieurs, des ébénistes, des décorateurs…

Les peaux animales proviennent principalement des Deux Sèvres, et sont réunies par des « collecteurs », qui les trient et les vendent aux parcheminiers, qui commencent alors le traitement et la transformation, qui restent encore très artisanaux. Il est utilisé environ 250 peaux par semaine. Le VELIN, qui est la plus belle qualité du parchemin, est obtenu à partir de veaux morts-nés.

 

Nous poursuivons la visite par une vision de l’atelier qui est donc encore en activité, puis par la boutique.

A midi,

repas « ardéchois »

à dominante

chataîgnes et champignons.

 

 

 

                                                   Puis  nous nous rendons

                             au Musée des Papeteries CANSON et MONTGOLFIER,

                             situé dans la maison natale des frères MONTFOLFIER,

                             en même temps papetiers et inventeurs des aérostats

                                                            qui portent leur nom.

 

Un ancien papetier nous fait une démonstration de fabrication d’une feuille de papier canson à la main et fait fonctionner une des dernières machines, en nous racontant l’histoire de cette industrie, son organisation très paternaliste (tous les membres des familles y avaient un emploi, et des avantages sociaux). Il y avait des papeteries « catholiques » et des « protestantes ».

Il nous rappelle qu’au départ on utilisait des chiffons qui étaient broyés (il fallait 600 l d’eau pour obtenir 1 kg de papier). Après la révolution, la pénurie de chiffons a amené les papetiers à utiliser le bois.

Après de nombreux conflits sociaux, seule la papeterie Canson a subsisté. La fabrication du papier est maintenant retournée en Chine, le pays de son origine.

                                                        Avant de prendre le chemin du retour,

                                             une dégustation de vin blanc et rouge SAINT JOSEPH

                                          nous a été proposée par la CAVE DE SAINT DESIRAT,

                               qui regroupe des petits producteurs de cette région des Côtes du Rhône.

 

 

Et nous sommes rentrés à la tombée de la nuit,

après cette excellente et intéressante journée

organisée par Roger DONGUY.                                                                             Texte et photos : Madeleine VERCHERE