Nature et Bestiaire Fantastique à la Galerie des AVR

 

 

Jean-François Durdilly, sculpteur de Sault-Brénaz, et Gérard Jacquet de Saint-Nizier, peintre présentent leurs œuvres à la  Galerie des Amis du Vieux Romenay du 6 mai au 19 juin 2022, place du Musée.

Tableaux et Sculptures se répondent autour des thèmes de la nature et d’un bestiaire fantastique. Pour Gérard Jacquet de Saint Nizier, c’est l’amour de la nature et l’étude des insectes qui inspirent son œuvre fantastique. 

Jean François Durdilly, lui,  sculpte du bois flotté ramassé au cours de ses promenades au bord du Rhône  suivant l’émotion ressentie. 

Nous vous attendons nombreux pour ce voyage !

C’est le printemps, suivez les chemins des écoliers avec les AVR

Un printemps sans confinement, c’est le moment de partir en balade !

Au départ de La Rippe-des-Monts, entre Romenay et Montpont-en-Bresse, trois sentiers vous emmènent dans les pas des écoliers de la première moitié du XXe siècle pour découvrir au fil des paysages le patrimoine visible et invisible d’une des communes les plus étendue de Saône-et-Loire.

Entre les haies (3,5 km, petites routes), Autour de la Voye (8 km, sentiers et petites routes), Aux frontières (11 km, sentiers et petites routes), promeneur du dimanche ou marcheur, vous avez le choix du parcours !

A bientôt sur nos chemins,

Les Amis du Vieux Romenay

La Galerie des Amis du Vieux Romenay s’ouvre à nouveau au public

Le 2 juillet dernier a eu lieu l’inauguration de l’exposition de photographies d’oiseaux d’ici et des îles de Gérard Poulalier, l’occasion pour la Galerie de renouer en beauté avec le public !

La Galerie est ouverte tous les jours sauf le mardi de 10h à 12h et de 14h à 18h.

Nous vous attendons !

Sortie du second bulletin spécial AVR 2021

“Communards Aindinois” et “Marie SEGAUD, figure féminine de la commune” sont les deux articles de Michel GEOFFROY réunis dans ce nouveau bulletin spécial 150e anniversaire de la Commune que nous vous invitons à découvrir au plus vite !

 

les AVR retrouvent leur public en musique

Samedi 19 juin, a eu lieu à la Ferme-musée du Champ bressan l’inauguration de “La musique de la campagne, l’exemple de Romenay”, exposition collaborative entre l’Ecomusée de la Bresse bourguignonne qui a participé matériellement et financièrement et l’association Les Amis du Vieux Romenay qui a proposé et traité le sujet.
Accompagnés par neuf sonneurs de trompe des Echos Bressans et deux minutes trente d’un solo de trompette de Jean Devat (diffusion d’un enregistrement), le public a pu découvrir instruments et photographies de l’histoire musicale de Romenay et à travers cette dernière, celle de la musique à la campagne.
Mesdames Cécile Untermaier, députée de Saône-et-Loire, Annie Bleton-Ruget, Vice-Présidente de l’Ecomusée de la Bresse bourguignonne, Estelle Comte, directrice étaient présentes pour cet événement qui, programmé en 2020, avait été repoussé en raison de la situation sanitaire.
L’exposition est ouverte les vendredis, samedis et dimanches de 10h à midi et de 14h à 18 h jusqu’au 30 septembre.
A très bientôt !

 

Images de Saône-et-Loire n°205 : Un Parc Naturel Régional de Bresse

Dans cet article, Annie Bleton-Ruget nous présente l’association des Amis du Parc Naturel Régional de Bresse et  esquisse un inventaire des richesses patrimoniales du territoire que celles-ci soient naturelles, culturelles, matérielles ou immatérielles.

Sortie du bulletin n°49 des Amis des Arts et des Sciences de la Bresse louhannaise

Découvrir le bulletin

En raison de la situation sanitaire et de l’annulation de l’assemblée générale de l’Association des Amis des Arts et des Sciences de la Bresse louhannaise, vous pouvez vous procurer ce numéro en contactant Michel Delay, ( 03 85 75 10 38) ou Annie Bleton-Ruget ( 06 07 03 73 35).

Marche et patrimoine : les chemins des écoliers La Rippe-des-Monts (Romenay)

Trois nouveaux itinéraires agrémentés d’informations sur l’histoire locale sont désormais opérationnels ! Actualisant les circuits qu’ils avaient créés dans les années 70, les Amis du Vieux Romenay se sont attachés à redéfinir les itinéraires (le remembrement étant passé par là) en choisissant sur chacun d’entre eux des stations “pause” sur lesquelles les promeneurs trouveront des panneaux leur donnant quelques clés pour décrypter un élément historique majeur visible ou non dans le paysage. Les parcours partent tous trois du terre plein de La Rippe-des-Monts (entrée du hameau côté Montpont).

“Autour de la Voye” (8 km) vous emmène en voyage de la période Néolithique à Romenay au moulin de Mathy en passant par l’époque Gallo-romain, le moulin de la Train, le vieux chêne et la ferme classée de La Train.

“Entre les haies” (3,5 km) vous conduit par les petites routes de l’école de La Rippe-des-Monts au hameau commerçant et artisan de la Penzayat en passant par l’école de Montcherin, le tracé de la voie romaine dans un environnement typique du bocage bressan.

“Aux frontières” (11 km) vous entraîne aux confins de la baronnie de Romenay en abordant tout d’abord au hameau de Grange en retrouvant ensuite une essence mal connue, le cormier pour revenir, après la fontaine des trois seigneurs par la Rippe carronnière pour retrouver au chemin de l’Aumusse la trace des templiers.

station rippe carronnière

 

Bonnes balades !

 

. Recherches et conception graphique : les Amis du Vieux Romenay (bénévole)

. Réalisation des supports et impression Design Publicité (financement communauté de communes Terres de Bresse)

. Pose : Services techniques commune de Romenay

 

Des poulets de Bresse dans l’Ain élevés par un gars de Saône-et-Loire

Dans le n° spécial BRIXIA “Volaille de Bresse”, figure le commentaire suivant à propos du chaponnage chimique sous les initiales MG pour Maurice GOUJON:
“D’après certaines informations, non attestées car les secrets sont bien gardés dans ces corporations de faiseurs d’eunuques, une castration chimique aurait été pratiquée sur certaines volailles, dans certaines régions etc”.
Au cas où des personnes seraient intéressées par le sujet voici un témoignage que j’avais recueilli auprès d’André CHAUSSAT, paru dans le Romenayou n° 108 de 2015,  sous le titre” Des poulets de l’Ain élevé par un gars de Saône-et-Loire”, qui confirme bien la pratique du chaponnage chimique, précisément sur des poulets de Bresse.

“Autant tout est bon dans le cochon, à part le caractère comme chacun sait, autant personne ne le nie tout est délicat dans le poulet de Bresse, même d’en parler.

De mémoire régionale on n’avait encore jamais vu ça : un commis venu de Saône-et-loire au milieu d’un élevage de poulets de Bresse situé dans l’Ain !

Tout le monde trépignait en guettant l’inévitable fait divers sanglant.

La déception fut à la hauteur de l’attente et l’on sait de source sure en dépit du secret médical bien gardé qu’après un tel gâchis le nombre de dépressions augmenta considérablement alentour, car Félix et Alice Marpaux  au Colombier en traitant comme un fils André Chaussat de Corcelle (1), lequel 65 ans plus tard évoque toujours ses anciens patrons avec le plus grand respect, ont créé un profond et durable traumatisme à l’échelle de la « Grande Bresse » soucieuse des traditions! Dommage…

Seul employé André débuta en 1947 sur le petit domaine bressan classique de polyculture – élevage dont l’élevage de poulets de Bresse d’un volume important pour l’époque ( 2000 poulets produits par an en lots de 250) constituait la particularité. En conséquence 50 ares étaient consacrés à la culture de maïs blanc de Bresse, nourriture riche en gluten favorable à l’engraissement, utilisée pour « finir » les renommés chapons porteurs des couleurs nationales.

Sur le site un parc était réservé aux poules pondeuses où paradaient 2 coqs et parfois 1 seul tellement c’est beau de mourir au combat.

L’élevage disposait de 4 couveuses, 2 électriques et 2 à pétrole, ces dernières jamais en panne utilisées pour l’éclosion.

D’abord entreposés par lots dans un cellier les oeufs étaient ensuite mis à couver dans des tiroirs au – dessus d’un niveau d’eau qui apportait le degré d’humidité voulue et sous la couveuse à pétrole dont André chaque matin mouchait les bougies qui les côtés non ébarbés auraient produit de la fumée.

Pour vérifier l’évolution des embryons à travers les coquilles, Félix Marpaux avait fabriqué une « machine à voir », petite caisse en bois contenant une ampoule électrique, et dont la face supérieure percée d’un trou à la dimension idoine accueillait l’un après l’autre les œufs mis au contrôle :

  • 1er mirage au 11ème jour pour vérifier la réussite de la fécondation:

Oeuf tout blanc à l’intérieur c’était raté, par contre la vue d’une  petite  boule rouge filamenteuse indiquait la présence d’un foetus.

–   2ème mirage au 18ème jour pour le tri :

Poussins bien visibles, élimination des mal formés et des jumeaux.

 

Au 21ème jour éclosion. A partir de ce moment les poussins grandissaient sur un lit de paille, sous les éleveuses, poêles en fonte spécifiques équipés en leur base d’un chapeau surélevé au fur et à mesure du grossissement des gloutons juvéniles.

D’abord démarrés à l’aliment tout prêt puis nourris aux céréales, mélange de maïs et de blé concassés avec le moulin de la ferme, les poulets passaient ensuite en épinettes où on leur proposait toujours du blé et du maïs cette fois cuits dans  la chaudière, servis grains tout juste éclatés, le tout accompagné de sérum ( 2 bidons de 30 litres par lot achetés à la coop de st Trivier), ou de petit lait.

Le moment de la vente aux marchés de Louhans, Pont-de-Vaux, Romenay venait quand classiquement en soufflant sous l’aile des volatiles une veine apparaissait. Quelques chapons bien roulés et impudiques allaient s’exhiber aux concours de volaille.

Le chaponnage chez Marpaux était effectué c’est à souligner par des hommes, tardivement, peu avant la mise en épinettes. A l’aide d’un outil appelé trocart, tube avec poussoir et embout triangulaire, une capsule de la taille d’une pierre à briquet contenant des hormones était inoculée sous la crête des poulets choisis. A partir d’une huitaine de jours la réduction de la crête et l’arrêt des tonitruants cocoricos (3) signalaient la réussite de l’opération.

Après chaque lot le local d’élevage était désinfecté à la chaux vive livrée sous forme de cubes qui étaient mis à fondre la veille du blanchiment des murs et du sol. Le dosage eau /chaux vive était soigneusement contrôlé pour éviter l‘empâtement dans la lance de la sulfateuse à mains.

 

Par son volume de production, sa méthode de chaponnage, la méticulosité apportée à chaque étape, l’élevage de Félix et Alice Marpaux sur lequel André Chaussat travailla du lundi au jeudi de 1947 à 1952 ensuite remplacé par un gars de l’Ain Maurice Bouilloux, est représentatif de l’agriculture en évolution, ou révolution si l’on préfère. Il appartenait au secteur pilote de l’élevage de volaille de Bresse de l’Ain, dans une époque située entre le jugement  du 22 12 1936 du tribunal de Bourg validant les notions de protection et de reconnaissance de la volaille de Bresse et l’AOC plus draconienne attribuée en 1957. La castration chimique toujours d’actualité ne concerne plus les poulets de Bresse.

Pendant cette période 1947 – 1952 André accompagné de Suzon la jument de la ferme Marpaux, a participé en les gagnant à deux concours de labour organisés à Saint trivier de Courtes par les Jeunes Agriculteurs, concours dans lesquels s’affrontaient des équipages hétéroclites constitués de chevaux, de paires de bœufs, de tracteurs fabriqués d’un châssis équipé d’un moteur de Peugeot 203 par Volatier à Rancy. André menait à la voix, guides repliés sur le harnais, le cheval attentif qu’il avait bien dressé.

Félix Marpaux ancien caporal infirmier durant la guerre de 14 qui  à l’occasion faisait les piqûres aux malades du Colombier, est décédé en 1954 laissant sa ferme sans successeur.

André de retour du service militaire est devenu journalier acquittant ses cotisations au syndicat agricole de Romenay auprès de madame Gauthier. Puis il a intégré le moulin Voisin au milieu de l’année 1955.

 

 

(1) «Le Colombier» hameau de Vernoux  (01) / «Corcelles» hameau de       Romenay (71)

(2) Bresses réunies de l’Ain, du Jura, de Saône-et-loire.

(3) Pas de Farinelli ( célèbre castrat du XVIIIème siècle) dans la basse-cour où souverains et prélats rechignent à se pâmer. Dommage…

 

 

Merci à André pour ce témoignage vécu.

 

 

Jean Naëgelen

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sortie du nouveau bulletin spécial AVR 2021

 Intitulé “Les motifs Lateniens du mobilier bressan et l’oiseau du meuble Mondange”, ce nouveau bulletin spécial est enrichi par une présentation de la généalogie des Guillot, menuisiers à Curciat-Dongalon réalisée par Hubert Thivent.

 

“Il y a un esprit celtique abstrait et fantasque plutôt que naturaliste et raisonnable, un esprit de l’époque de la Tène, un esprit de poésie formelle inhérent à l’homme, dont se sont inspirés les Celtes, et dont d’autres peuples s’inspireront à leur tour, en d’autres lieux, en d’autres temps.”

citation extraite de :  « Découverte et nature de l’art celtique ancien ». Paul-Marie DUVAL, 1977.                             Site    www.persée.fr :

Nos artisans-artistes sculpteurs du meuble bressan figurent-ils parmi ces « inspirés » par l’esprit celtique ? Telle est en trois pages la question posée dans ce fascicule, avant une visite  aux GUILLOT menuisiers à Curciat-Dongalon, et la découverte d’un pélican sorti du chapeau haut de forme d’un facétieux Gabriel JEANTON.

Remerciements à Annick LIVET-BOILEAU et à son frère Norbert pour les photos du « meuble MONDANGE ».

Prix de vente : 8 euros