Le bulletin numérique “Brixia, 20 ans déjà…” est en ligne

N’ayant pu fêter comme nous le souhaitions les 20 ans de la Fédération en 2021, nous vous faisons aujourd’hui profiter de ce bulletin numérique exceptionnel regroupant 17 articles rédigés par chacune des associations membres de Brixia durant ces années. A découvrir dans notre boutique en ligne ou directement ici, en attendant encore quelques surprises en 2022…

Brixia a tenu son assemblée générale le 19 mars

Samedi 19 mars 2022, c’est dans les locaux du Sabot de Bourgogne à Saunières que les membres de la Fédération se sont réunis pour l’assemblée générale. Avant d’échanger, les représentants des associations présentes ont pu découvrir l’exposition consacrée aux fouilles archéologiques réalisées à proximité : celles d’un moulin-bateau du 17ème siècle qu’un incident a fait sombrer au fond du Doubs. Annie Dumont, archéologue en charge des fouilles, a eu la gentillesse de nous présenter cette exposition, son travail et de nous convier à la retrouver cet été à l’occasion du prochain chantier de fouilles.
Après la réunion et le repas pris sur place grâce à un food truck local, direction Seurre et le musée de plein air pour une visite de l’Etang Rouge.
Une excellente journée pour toutes et tous.

Des poulets de Bresse dans l’Ain élevés par un gars de Saône-et-Loire

Dans le n° spécial BRIXIA “Volaille de Bresse”, figure le commentaire suivant à propos du chaponnage chimique sous les initiales MG pour Maurice GOUJON:
“D’après certaines informations, non attestées car les secrets sont bien gardés dans ces corporations de faiseurs d’eunuques, une castration chimique aurait été pratiquée sur certaines volailles, dans certaines régions etc”.
Au cas où des personnes seraient intéressées par le sujet voici un témoignage que j’avais recueilli auprès d’André CHAUSSAT, paru dans le Romenayou n° 108 de 2015,  sous le titre” Des poulets de l’Ain élevé par un gars de Saône-et-Loire”, qui confirme bien la pratique du chaponnage chimique, précisément sur des poulets de Bresse.

“Autant tout est bon dans le cochon, à part le caractère comme chacun sait, autant personne ne le nie tout est délicat dans le poulet de Bresse, même d’en parler.

De mémoire régionale on n’avait encore jamais vu ça : un commis venu de Saône-et-loire au milieu d’un élevage de poulets de Bresse situé dans l’Ain !

Tout le monde trépignait en guettant l’inévitable fait divers sanglant.

La déception fut à la hauteur de l’attente et l’on sait de source sure en dépit du secret médical bien gardé qu’après un tel gâchis le nombre de dépressions augmenta considérablement alentour, car Félix et Alice Marpaux  au Colombier en traitant comme un fils André Chaussat de Corcelle (1), lequel 65 ans plus tard évoque toujours ses anciens patrons avec le plus grand respect, ont créé un profond et durable traumatisme à l’échelle de la « Grande Bresse » soucieuse des traditions! Dommage…

Seul employé André débuta en 1947 sur le petit domaine bressan classique de polyculture – élevage dont l’élevage de poulets de Bresse d’un volume important pour l’époque ( 2000 poulets produits par an en lots de 250) constituait la particularité. En conséquence 50 ares étaient consacrés à la culture de maïs blanc de Bresse, nourriture riche en gluten favorable à l’engraissement, utilisée pour « finir » les renommés chapons porteurs des couleurs nationales.

Sur le site un parc était réservé aux poules pondeuses où paradaient 2 coqs et parfois 1 seul tellement c’est beau de mourir au combat.

L’élevage disposait de 4 couveuses, 2 électriques et 2 à pétrole, ces dernières jamais en panne utilisées pour l’éclosion.

D’abord entreposés par lots dans un cellier les oeufs étaient ensuite mis à couver dans des tiroirs au – dessus d’un niveau d’eau qui apportait le degré d’humidité voulue et sous la couveuse à pétrole dont André chaque matin mouchait les bougies qui les côtés non ébarbés auraient produit de la fumée.

Pour vérifier l’évolution des embryons à travers les coquilles, Félix Marpaux avait fabriqué une « machine à voir », petite caisse en bois contenant une ampoule électrique, et dont la face supérieure percée d’un trou à la dimension idoine accueillait l’un après l’autre les œufs mis au contrôle :

  • 1er mirage au 11ème jour pour vérifier la réussite de la fécondation:

Oeuf tout blanc à l’intérieur c’était raté, par contre la vue d’une  petite  boule rouge filamenteuse indiquait la présence d’un foetus.

–   2ème mirage au 18ème jour pour le tri :

Poussins bien visibles, élimination des mal formés et des jumeaux.

 

Au 21ème jour éclosion. A partir de ce moment les poussins grandissaient sur un lit de paille, sous les éleveuses, poêles en fonte spécifiques équipés en leur base d’un chapeau surélevé au fur et à mesure du grossissement des gloutons juvéniles.

D’abord démarrés à l’aliment tout prêt puis nourris aux céréales, mélange de maïs et de blé concassés avec le moulin de la ferme, les poulets passaient ensuite en épinettes où on leur proposait toujours du blé et du maïs cette fois cuits dans  la chaudière, servis grains tout juste éclatés, le tout accompagné de sérum ( 2 bidons de 30 litres par lot achetés à la coop de st Trivier), ou de petit lait.

Le moment de la vente aux marchés de Louhans, Pont-de-Vaux, Romenay venait quand classiquement en soufflant sous l’aile des volatiles une veine apparaissait. Quelques chapons bien roulés et impudiques allaient s’exhiber aux concours de volaille.

Le chaponnage chez Marpaux était effectué c’est à souligner par des hommes, tardivement, peu avant la mise en épinettes. A l’aide d’un outil appelé trocart, tube avec poussoir et embout triangulaire, une capsule de la taille d’une pierre à briquet contenant des hormones était inoculée sous la crête des poulets choisis. A partir d’une huitaine de jours la réduction de la crête et l’arrêt des tonitruants cocoricos (3) signalaient la réussite de l’opération.

Après chaque lot le local d’élevage était désinfecté à la chaux vive livrée sous forme de cubes qui étaient mis à fondre la veille du blanchiment des murs et du sol. Le dosage eau /chaux vive était soigneusement contrôlé pour éviter l‘empâtement dans la lance de la sulfateuse à mains.

 

Par son volume de production, sa méthode de chaponnage, la méticulosité apportée à chaque étape, l’élevage de Félix et Alice Marpaux sur lequel André Chaussat travailla du lundi au jeudi de 1947 à 1952 ensuite remplacé par un gars de l’Ain Maurice Bouilloux, est représentatif de l’agriculture en évolution, ou révolution si l’on préfère. Il appartenait au secteur pilote de l’élevage de volaille de Bresse de l’Ain, dans une époque située entre le jugement  du 22 12 1936 du tribunal de Bourg validant les notions de protection et de reconnaissance de la volaille de Bresse et l’AOC plus draconienne attribuée en 1957. La castration chimique toujours d’actualité ne concerne plus les poulets de Bresse.

Pendant cette période 1947 – 1952 André accompagné de Suzon la jument de la ferme Marpaux, a participé en les gagnant à deux concours de labour organisés à Saint trivier de Courtes par les Jeunes Agriculteurs, concours dans lesquels s’affrontaient des équipages hétéroclites constitués de chevaux, de paires de bœufs, de tracteurs fabriqués d’un châssis équipé d’un moteur de Peugeot 203 par Volatier à Rancy. André menait à la voix, guides repliés sur le harnais, le cheval attentif qu’il avait bien dressé.

Félix Marpaux ancien caporal infirmier durant la guerre de 14 qui  à l’occasion faisait les piqûres aux malades du Colombier, est décédé en 1954 laissant sa ferme sans successeur.

André de retour du service militaire est devenu journalier acquittant ses cotisations au syndicat agricole de Romenay auprès de madame Gauthier. Puis il a intégré le moulin Voisin au milieu de l’année 1955.

 

 

(1) «Le Colombier» hameau de Vernoux  (01) / «Corcelles» hameau de       Romenay (71)

(2) Bresses réunies de l’Ain, du Jura, de Saône-et-loire.

(3) Pas de Farinelli ( célèbre castrat du XVIIIème siècle) dans la basse-cour où souverains et prélats rechignent à se pâmer. Dommage…

 

 

Merci à André pour ce témoignage vécu.

 

 

Jean Naëgelen

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Souscription : Restauration de la grille d’honneur du château de Pierre-de-Bresse

ENTREPRISES, PARTICULIERS, ASSOCIATIONS,
PARTICIPEZ À LA RESTAURATION DE LA GRILLE D’HONNEUR DU CHÂTEAU DE PIERRE-DE-BRESSE

Monument historique, fleuron du patrimoine, départemental, le château de Pierre-de-Bresse a été édifié au XVIIe siècle par Claude de Thiard de Bissy.

Le temps a fait son oeuvre sur la grille d’honneur du château de Pierre-de-Bresse : le socle de la structure s’affaisse, les piliers ne sont plus alignés et risquent de basculer, la ferronnerie et son ornementation sont très fragilisées. Une restauration complète s’impose pour rendre à cette architecture tout son lustre et son éclat.

L’ensemble des pierres de taille, le portail et la grille devront être déposés pour être restaurés tandis que des fondations nouvelles seront creusées pour assurer la stabilité de la structure qui, une fois remise en état, sera alors reposée.

Il devient urgent d’intervenir et de préserver ce magnifique ouvrage d’art. Parce qu’il n’y a pas de projet réussi sans volonté collective, une souscription publique a été mise en place pour permettre à ceux qui le souhaitent de nous aider dans cette restauration emblématique.

Le Département de Saône-et-Loire et l’Écomusée de la Bresse bourguignonne souhaitent fédérer tous les efforts et toutes les volontés pour restaurer la grille d’honneur. Ils ont mis en place une souscription publique avec la Fondation du patrimoine pour permettre à ceux qui le souhaitent de contribuer à la conservation d’un ensemble monumental remarquable.

Les donateurs pourront bénéficier d’avantages fiscaux incitatifs (émission d’un reçu fiscal) et la Fondation du patrimoine pourra apporter un financement complémentaire en fonction du montant de la collecte de dons.

Téléchargez le bon de souscription, le guide d’informations pratiques ou accédez directement à la souscription en ligne sur le site de la Fondation du Patrimoine.

 

 

Groupe régionaliste bressan

Mémoire de Sornay a reçu une donation dans laquelle se trouvaient de nombreuses cartes postales du groupe régionaliste bressan.

La date, le lieu et le nom des personnages ne sont pas indiqués. Afin de constituer un document complet, ce serait bien d’avoir toutes ces précisions. Informer memoiredesornay@orange.fr

 

Exposition itinérante : “Un Parc naturel régional, un atout pour la Bresse”

Depuis 2019, des réflexions ont été menées quant à la création d’un Parc Naturel Régional en Bresse bourguignonne. L’association des Amis du Parc Naturel Régional de Bresse a été créée pour soutenir ce projet et vient de réaliser une exposition présentée les 4 et 5 décembre derniers au Palace Pierre Provence à Louhans.

Constituée de 16 panneaux pédagogiques richement illustrés, elle a été inaugurée en présence de nombreux élus et officiels, dont le sous-préfet, l’inspecteur de l’Education nationale, le président du syndicat mixte de la Bresse bourguignonne, les conseillers régionaux Jérôme Durain et Claire Mallard, le maire de Louhans et d’autres élus bressans.

Cette exposition pédagogique intitulée “Un Parc naturel régional, un atout pour la Bresse” est destinée à être présentée dans les mairies, les salles des fêtes, les écoles et les locaux associatifs du territoire afin de faire connaître la démarche et ses nombreux avantages, ainsi que l’ensemble des patrimoines qui constituent la Bresse.

Pour tout renseignement, vous pouvez contacter Annie Bleton-Ruget, présidente de l’association, au 06 07 03 73 35.

 

Gergy, les mutations d’un village depuis 1945

Un dépôt photographique sur la vie économique, scolaire et associative de Gergy des années 1960 à 1990 est à l’origine de cette étude. En effet, la richesse de ce fonds a permis d’illustrer le fait majeur de l’histoire de la commune depuis l’après-guerre : le bouleversement démographique qui a conduit au doublement de la population avec ses innombrables conséquences.

En deux ou trois décennies seulement, Gergy, bourg rural typique du Val de Saône devient une commune périurbaine de l’agglomération chalonnaise qui dispose de la proximité de la ville et des avantages de la nature, favorables au tourisme et aux loisirs de plein air.

L’agriculture et la forêt restent présentes, même si leur déclin est sensible tandis que le commerce subit durement le poids de la ville-centre. Quant à la spécialité locale, la gravure industrielle, elle a réussi à se restructurer pour survivre dans une économie désormais mondialisée.

Inédite, cette étude qui a nécessité de longues et patientes recherches, retrace pas à pas, les étapes de ce basculement.

Lionel Canac

 

Table des matières

Préface

Gergy : libéré !

La démographie : vecteur de développement

Un équilibrage délicat entre démographie communale et affaires scolaires

  1. Scolariser les enfants du baby-boom
  2. Une école bien équipée
  3. Vers le cours complémentaire
  4. Relever le défi démographique
  5. La stagnation
  6. Les pratiques pédagogiques
  7. Des services périscolaires
    1. La cantine
    2. La garde périscolaire
  8. Un sujet de discorde avec Verdun : le nouveau collège

Économie

  1. Agriculture
    1. Des fermes autonomes de petites tailles
    2. Faire face à la pénurie de main d’œuvre
    3. Vers des exploitations agricoles pleinement intégrées au circuit économique
    4. Le remembrement
    5. Des fermes de plus en plus importantes
  2. Une activité intemporelle : la gravure industrielle
    1. Une nouvelle phase de modernisation : le pantographe
    2. Vers la gravure moderne
  3. Le Centre de ravitaillement en essence
  4. Propétrol
  5. Commerce et artisanat
    1. La concurrence de la grande distribution
    2. Soutenir le commerce : une préoccupation municipale
    3. Les zones artisanales comme moyen de développement
    4. Le commerce à partir des années 1990
    5. Un supermarché à Gergy ?

Environnement / cadre de vie

  1. Santé
    1. L’après-guerre
    2. La société de secours mutuels
    3. Un progrès sanitaire
    4. La vieillesse
  2. Assainissement – hygiène publique
    1. La fin des décharges sauvages
    2. Les Moutrots : entre réserve naturelle et dépotoir
    3. L’adduction d’eau
    4. L’assainissement
  3. Les voies de communications
    1. Le pont de Gergy – Verjux
    2. La déviation du C.D. 5
  4. Modification du paysage bâti
    1. Le plan d’occupation des sols : préalable à l’urbanisation
    2. Le lotissement du Beauchet : le début de la rurbanisation
    3. Une seconde vague d’urbanisation à Raconnay
    4. La rénovation de l’habitat ancien
    5. Reprise de l’urbanisation au bourg

7 Vie municipale

  1. Une municipalité socialiste depuis 1953
    1. L’après-guerre
    2. L’ère Paul Chateau (1953-1983)
    3. La mandature d’André Questat (1983 – 1998)
    4. La mandature de Daniel Galland (1998 -2014)
    5. Le mandat de Philippe Fournier (2014 – 2020 )
  2. La coopération intercommunale
    1. Une relation complexe avec Verdun
    2. Une tentative infructueuse de regroupement au Nord-Est Chalonnais
    3. Gergy rejoint l’agglomération chalonnaise

Loisirs et associations

  1. Des associations anciennes
    1. La fanfare
      1. Les années 1960-70
      2. La relève par la formation musicale
      3. La fanfare dans le XXIe siècle
    2. L’Espérance
      1. La diversification sportive : clé du succès
  2. La fête au village
    1. Des distractions nombreuses mais peu coordonnées
    2. Le comité des fêtes
    3. L’esprit villageois : la fête inter-sociétés
    4. Des événements festifs exceptionnels
  3. Activités culturelles
    1. Un fleuron local : le foyer rural
    2. Le cinéma rural
    3. La bibliothèque
  4. Sport
    1. Le club de football
      1. La création du F.L.L. Gergy Verjux
      2. Les années 1970 : le développement du club
      3. Des installations performantes
    2. La pétanque
    3. Tennis Club
    4. Chasse – Pêche
  5. Tourisme
    1. Camping
    2. Chemin pédestres et pistes cyclables
  6. Patrimoine
    1. L’église
    2. Un patrimoine archéologique méconnu
      1. Découvertes fortuites
      2. Les fouilles
        1. La mare du Roy
        2. Les Partuisots/ La prime
        3. Le Grand Champeaux
        4. Les Buttes (Raconnay)
        5. Le Champ des Noyers

9 Conclusion

10 Annexe 1 : Élus depuis 1945

11 Sources et bibliographie

 

 

 

 

 

Les gaudes en Bresse

Retrouvez toute l’histoire des gaudes en Bresse sur you tub Bress’cam.

Lien https://www.youtube.com/watch?v=6_7uyQ2v128&t=57s

Cette séquence a été en grande partie extraite du film de Mémoire de Sornay “Raconte-moi ta Bresse, papy!. Elle a été priméeau festival d’Aix-les-Bains en mai 2020. Vous pouvez retrouver l’intégral du film en s’adressant à memoiredesornay@orange.fr

 

 

Denise BALAND

Denise Baland, institutrice bressane, qui a écrit de nombreuses histoires en patois ainsi qu’un mémoire sur le patois, passeuse de mémoire notamment sur le petit patrimoine, décédée du Covid 19 à l’âge de 97 ans en avril 2020.

RESPECT pour cette grande Dame

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Denise Baland dans son école aux Bulets – Sagy, en 1955

Une 15ème association intègre Brixia

C’est à l’occasion de notre assemblée générale du 1er février 2020 que Le Sabot de Bourgogne a émis le souhait d’intégrer Brixia. Découvrez cette association et ses activités sur notre site et leur page Facebook.